Dans la quête d’une peau parfaite et sans imperfections, les actifs phares tels que l’acide salicylique (BHA) et les rétinoïdes (rétinol, rétinal) dominent le marché. En effet, leurs capacités d’exfoliation et de renouvellement cellulaire en font des ingrédients privilégiés pour une routine anti-acné moderne.
Pourtant, le soufre, est un formidableingrédient contre l’acné. D’ailleurs,la preuve de son efficacitén’est plus à faire depuis l’Antiquité. Malgré cela, il n’apparait que très rarement dans les formulations actuelles. En réalité, il est le grand « oublié » des actifs anti-acné de ces dernières décennies.
Ce minéral, utilisé sous forme de bains de soufre il y a des millénaires pour soulager les affections cutanées, est un véritable principe actif médicamenteux. Si son pouvoir est avéré, pourquoi a-t-il fallu attendre 2024 pour qu’il revienne sur le devant de la scène, suscitant un nouvel engouement ? La réponse se trouve dans les obstacles qui ont longtemps freiné son adoption.
Les raisons de l’oubli : Mythes, odeurs et anciennes formulations
L’histoire du soufre en cosmétique est celle d’un ingrédient qui a fait maintes fois la preuve de son efficacité pour lutter contre l’acné, la rosacée et bien d’autres affections dermatologiques. Alors, pourquoi a-t-il été mis de côté ces 20 dernières années ?
1. Le problème sensoriel et sulfureux
Le principal frein à l’utilisation du soufre contre l’acné a toujours été d’ordre sensoriel. En effet, le soufre est une poudre jaune pâle qui, lorsqu’elle se décompose ou interagit avec d’autres molécules, dégage une mauvaise odeur. On se demande souvent pourquoi le soufre sent mauvais : cette senteur, souvent décrite comme acre, volcanique, ou même comme celle de l’œuf pourri. En fait, elle est due à la libération de sulfure d’hydrogène et d’autres composés volatils.
Historiquement, les préparations à base de soufre étaient jugées « peu agréables à utiliser. » c’est un fait, dans une industrie où la texture et le parfum sont cruciaux, cet aspect sensoriel est un facteur rédhibitoire. En effet, qui a envie d’utiliser des cosmétiques qui sentent l’œuf pourri ? Pas moi ! D’où son abandon progressif au profit d’actifs plus neutres comme le peroxyde de benzoyle pour traiter l’acné par exemple.
2. Les défis de formulation
Au-delà de l’odeur, le soufre n’est pas l’ingrédient le plus simple à stabiliser et à formuler. De fait, l’histoire du soufre en dermatologie nous montre que ce sont souvent les médecins de l’époque qui concoctent eux-mêmes leurs potions, pâtes ou lotions à base de soufre. En revanche, la standardisation fut longtemps difficile, autant pour des raisons de stabilisations des ingrédients que pour des raisons économiques évidentes. Ainsi, peu de laboratoires souhaitaient développer des formules avec un risque de flop dû à la mauvaise odeur dégagée par le soufre.
Les anciennes galéniques étaient souvent :
Trop asséchantes et désagréables, provoquant des tiraillements.
Grasses et collantes pour masquer le soufre et améliorer sa tenue.
Ce manque de galéniques attirantes et agréables à utiliser a contribué à l’image d’un traitement « rustique » et obsolète. De cette façon, il est progressivement sorti de l’offre cosmétique au profit d’actifs plus faciles à formuler.
3. L’irritation et le risque de « dermatite au soufre »
Malheureusement, ce n’est pas le seul problème du soufre. En effet, mal dosé ou utilisé sans précaution, le soufre peut être irritant. Bien qu’il soit généralement considéré comme doux, des réactions indésirables ont été documentées, notamment la fameuse dermatite au soufre.
La dermatite au soufre, mythe ou réalité ?
Cette irritation se manifeste par une sécheresse excessive ou des rougeurs localisées. Ce type d’irritations se rencontrait lors des bains thermaux acides à forte concentration qui se pratiquaient au siècle dernier. En réalité, ces bains au soufre existent toujours dans le cadre des cures thermales, mais à des concentrations mieux maitrisées.
Pourtant, ces irritations, bien que documentées, étaient rares, mais cela a conduit les professionnels à privilégier d’autres actifs mieux maîtrisés. Ce qui est finalement étonnant, car les bains de soufre sont très recommandés dans les cas d’irritations cutanées.
Reste que le soufre est moins irritant que le peroxyde de benzoyle par exemple. De même, les BHA ainsi que les rétinoïdes sont potentiellement irritants si le dosage n’est pas correctement adapté.
Le soufre a donc cumulé plusieurs handicaps qui l’ont réduit à l’état d’actif complètement has been alors qu’il reste très intéressant en dermatologie et en cosmétique.
Le soufre contre l’acné : un gage d’efficacité.
C’est de cette façon que le soufre s’est trouvé exclu des formulations pendant des décennies. Cependant, nous devrions le considérer comme un ingrédient skincare de premier plan. Les consommateurs, peu enclins à tolérer un actif malodorant et potentiellement irritant, l’ont laissé de côté. Tandis que les entreprises de cosmétiques, à part quelques exceptions, n’investissaient pas dans cet actif, car le risque financier était trop important.
Mais l’histoire du soufre en dermatologie ne s’arrête pas là. En effet, les scientifiques savent à présent dompter ce minéral pour l’introduire dans de nouveaux cosmétiques. Nos habitudes de consommation sont aussi à questionner dans ce retour en force du soufre. De fait, l’émergence des réseaux sociaux et des influenceurs, toujours prompts à proposer les dernières nouveautés, nous poussent à consommer toujours plus de cosmétiques. C’est donc dans ce contexte que les entreprises cosmétiques renouvellent plus rapidement leurs « collections » skincare.
Aujourd’hui, le soufre, dépoussiéré de ses mauvaises étiquettes, nous montrent sa très grande polyvalence en dermatologie et en cosmétique. De fait, il traite l’acné, la rosacée, la gale, les champignons, la dermatite séborrhéique, etc.
La péri-ménopause et la ménopause marquent une transition hormonale majeure dans la vie d’une femme. En effet, la péri-ménopause intervient souvent après 45 ans et cela se voit sur la peau et les cheveux. Concrètement, la production d’œstrogènes ovariens commence à diminuer et impactent directement votre peau et vos phanères (cheveux et ongles). Or, la péri-ménopause précède la ménopause de 3 à 5 ans et c’est un moment qui peut être très inconfortable pour les femmes. De fait, la qualité de vie peut en être impactée : entre bouffées de chaleur, insomnie, prise de poids, perte de cheveux et une peau qui se marque et se relâche, ça fait beaucoup à gérer !
Pas de panique, à tout problème, une solution, vous pouvez traverser cette période en conservant la densité de vos cheveux et une belle qualité de peau. Alors, suivez le guide !
Comprendre la transition hormonale : le début d’un nouveau cycle de beauté
La ménopause est une période tout à fait normale de la vie, au même titre que l’adolescence. En effet, cette phase est marquée par l’arrêt de vos fonctions de reproduction. Elle intervient en moyenne vers l’âge de 51 ans et se caractérise par l’arrêt des menstruations durant au moins 12 mois.
Ce n’est pas la fin du monde, mais bien le début d’une autre vie sans le stress de tomber enceinte. Cependant, pour certaines d’entre nous, ce changement radical peut être mal vécu et donner l’impression de ne plus avoir de place dans notre société jeuniste. C’est bien sûr totalement, car la vie ne s’arrête pas à 50 ans, loin de là. Si toutefois, vous êtes fortement impactée par cela, consulter votre médecin qui vous apportera des réponses concrètes et saura vous orienter si nécessaire.
La production d’œstrogène diminue fortement
Donc, pour en revenir à nos moutons, votre corps va progressivement diminuer la production d’œstrogènes. Cette diminution entraîne une accélération des signes du vieillissement cutané et d’autres troubles comme les bouffées de chaleur par exemple. Or, les œstrogènes jouent un rôle clé en stimulant les fibroblastes, responsables de la production de collagène, d’élastine et d’acide hyaluronique. Ainsi, leur diminution conduit à des modifications structurelles profondes de votre épiderme et de votre derme.
Impact de la ménopause sur la peau : que se passe-t-il vraiment ?
Perte de Collagène : Comment Lutter contre le Relâchement Cutané ?
La peau perd environ 30 % de son collagène durant les cinq premières années suivant la ménopause. De fait, cette réduction spectaculaire provoque une perte progressive de tonicité et d’élasticité. Ce qui a pour effet, l’amincissement et l’atrophie de la peau, l’apparition de nouvelles rides et l’accentuation du relâchement cutané (comme les bajoues).
Sécheresse Cutanée et Démangeaisons : Retrouver une Hydratation Profonde
La carence hormonale est aussi responsable d’une xérose cutanée (peau sèche et rugueuse) dans beaucoup de cas. En effet, l’acide hyaluronique diminue aussi dans vos tissus et c’est un actif bien connu pour retenir l’eau. D’ailleurs, il est aussi utile pour maintenir votre barrière cutanée en pleine santé. Or, sa diminution amène une déshydratation et une sécheresse qui peut elle-même amener à des démangeaisons importantes.
Attention à l’Hyper-androgénie : Acné, Peau Grasse et Hirsutisme à la Ménopause
Bien que la sécheresse cutanée soit un symptôme fréquent, il est essentiel de rappeler que la peau mature n’est pas nécessairement sèche. La ménopause est caractérisée par une hyper-androgénie relative. Cela signifie que votre taux de testostérone (hormone masculine) peut être plus élevé que vos hormones féminines.
En effet, la testostérone est présente naturellement chez les femmes, mais elle est largement inférieure aux œstrogènes et à la progestérone avant la ménopause. Ainsi, avec la diminution drastique des hormones féminines au moment de la ménopause, le taux de testostérone n’est plus compensé.
Cette hyper-androgénie relative peut se manifester par :
De l’acné : Les déséquilibres hormonaux peuvent engendrer une peau à la fois sèche et acnéique.
Une peau parfois plus grasse (si la progestérone continue de stimuler la production de sébum).
Une hyper-pilosité (Hirsutisme) : Le duvet peut se transformer en poils plus drus sur des zones comme le menton ou la lèvre supérieure.
D’autres manifestations incluent les taches brunes (troubles de la pigmentation), les troubles vasculaires (points rubis) et l’aggravation d’une rosacée. Ainsi, peau mature ne veut pas forcément dire, peau sèche. C’est pour cette raison que je trouve inapproprié d’uniformiser les soins de la peau mature, car chacune d’entre nous conserve ses spécificités. D’ailleurs, si vous le souhaitez, je vous invite à lire mon article sur les types de peau et les états de peau.
Ménopause et Cheveux : Solutions pour la Chute et l’Amincissement Capillaire
Les follicules pileux sont également sensibles aux œstrogènes et subissent changements importants.
L’altération Capillaires :
Au moment de la ménopause, il arrive que la densité et de l’épaisseur des cheveux diminuent.Loin d’être systématique, c’est un signe qui doit vous alerter, afin de prévenir une perte plus conséquente.
Il s’agit d’une chute de cheveux associée au début de la ménopause. Attention, la perte quotidienne de cheveux est tout à fait normale lorsqu’elle n’excède pas 50 à 100 cheveux environ.
En réalité, le cheveu a un cycle de vie, il pousse durant approximativement trois ans, puis entre en phase de repos et enfin, il tombe, car il est mort. Donc pas d’inquiétude, il est normal de perdre un peu des cheveux tous les jours.
En revanche, une chute très abondante doit vous amener à consulter un dermatologue.
Tous ces changements peuvent avoir un impact émotionnel significatif. Mais rassurez-vous, de nombreuses solutions existent pour reprendre le contrôle et s’épanouir dans cette nouvelle décennie.
Le Plan Global Anti-Âge : Les 3 Piliers pour Préserver son Capital Beauté
Prendre soin de sa peau et de ses cheveux en période de transition nécessite une approche globale. En effet, vous devrez combiner, hygiène de vie, soins ciblés et options thérapeutiques.
Pilier 1 : Nutrition et Hygiène de Vie : Le Booster Interne Peau et Cheveux
L’hygiène de vie est fondamentale pour prévenir l’intérieur :
Soigner votre alimentation et hydratez-vous suffisamment :
Adoptez une alimentation riche en antioxydants : fruits et légumes doivent être sur la table tous les jours. Ensuite, consommez des acides gras oméga 3 (poissons gras, huiles de lin). En effet, ils aident à maintenir la fonction de barrière de la peau. Je trouve que la supplémentation en Oméga 3 est intéressante, car il n’est pas toujours évident d’avoir son compte avec l’alimentation seule. J’utilise pour ma part de l’huile de Lin de la marque Weight World.
Enfin, hydrater vous suffisamment : buvez environ 1,5 litres d’eau par jour. Si vous êtes plutôt de la team « j’oublie de boire », pensez à prendre avec vous une gourde pour siroter toute la journée.
Pratiquez une activité physique et soignez votre sommeil :
Ce n’est pas nouveau, le tabac et l’alcool accélèrent le vieillissement cutané. Il est donc très important de consommer de l’alcool avec modération et si possible d’arrêter le tabac.
Les rayons UV
L’exposition excessive au soleil fragilise et assèche davantage la peau. De surcroît, elle favorise les taches pigmentaires, les cancers cutanés et accélèrent fortement le vieillissement des cellules cutanées. La protection solaire (UVB et UVA) est donc un incontournable, qu’elle soit physique (chapeau, lunette, vêtements) et/ ou chimique : les écrans solaires.
Les suppléments oraux tels que, les isoflavones de soja, les lycopènes, la vitamine C, la vitamine E et l’huile de poisson ou de lin (oméga-3) ont également montré des bénéfices pour améliorer la profondeur des rides.
Pilier 3 : Options Médicales : Quand faut-il envisager le traitement hormonal (THM) ?
Le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) est considéré comme une solution efficace pour soulager les symptômes climatériques. Concernant la peau, son action favorable est reconnue (in vitro) pour la stimulation du collagène, de l’acide hyaluronique et l’amélioration de la fonction barrière.
Le THM diminue la sécheresse et les rides.
Il peut être proposé si les problèmes de peau (grasse/acnéique) s’accompagnent d’autres symptômes (bouffées de chaleur, fatigue, etc.).
Pour l’Alopécie ménopausique, la prise en charge peut inclure le minoxidil à 2% ou, dans les cas plus sévères, la greffe de cheveux.
Pour l’Hyperpilosité, les lasers épilatoires ou les traitements anti-androgènes prescrits par un dermatologue sont des options.
Il est impératif que toute décision concernant le THM soit prise après une évaluation individualisée des risques et des bénéficesavec un médecin généraliste ou un gynécologue.
La ménopause n’est qu’une étape dans la vie d’une femme.
La péri-ménopause et la ménopause sont des étapes naturelles, et si l’impact sur la peau et les cheveux est réel, il n’est en aucun cas une fatalité.
En adoptant une approche globale (nutrition, protection solaire, actifs ciblés comme le rétinol et la Vitamine C), vous disposez des meilleurs outils pour maintenir la fermeté et l’éclat de votre peau ainsi que la densité de vos cheveux.
N’oubliez jamais que la meilleure solution est celle qui est personnalisée. Prenez le temps de consulter votre dermatologue et gynécologue pour un bilan sur mesure afin de faire de cette nouvelle phase de vie, une période d’épanouissement et de beauté durable.
Et vous, êtes-vous concernée par cette phase de la vie d’une femme ? Partagez votre expérience et inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir tous mes articles.
Le guide pour une peau radieuse sans sacrifier votre budget
Le mois de septembre apporte souvent son lot de stress. En effet, entre le budget qui fond comme neige au soleil et une charge mentale énorme, vous méritez de souffler. Pourtant, prendre soin de soi sans se ruiner, c’est possible ! Pour la rentrée, je vous propose une routine beauté petit prix à moins de 20 euros.
Vous doutez que ce soit réaliste ? Alors, suivez le guide, je vous le prouve tout de suite en vous présentant le meilleur des soins de supermarché et d’Amazon. C’est parti !
Pourquoi une routine minimaliste et discount est efficace
Le mythe du cher = efficace
Ce vieux mythe a la peau dure, sans mauvais jeu de mots 😉. En effet, on entend souvent que les produits doivent coûter cher pour être de bonne qualité. Pourtant, c’est faux. Les marques de luxe investissent d’énormes sommes d’argent dans le marketing, ce qui augmente énormément leur prix. En outre, elles consacrent un budget colossal à la recherche et au développement (R&D). C’est ce coût qui se répercute sur le prix final de vos sérums et crèmes de soins de la peau.
Cependant, de petites marques plus confidentielles utilisent des ingrédients à l’efficacité prouvée depuis longtemps. En conséquence, elles évitent les coûts de R&D tout en offrant des soins de qualité. Prenons l’exemple de l’urée, cet actif, qui hydrate aussi bien que l’acide hyaluronique, existe depuis des années. Aujourd’hui, on le redécouvre dans des crèmes comme celles de la marque Mixa. Ainsi, les marques petit prix utilisent ces actifs pour créer des produits superbes, sans suivre les modes coûteuses.
L’efficacité avant tout
Les routines longues et complexes sont à la mode, mais elles ne conviennent pas à tout le monde. Pour les peaux mixtes à grasses, par exemple, une routine trop riche peut causer des imperfections. De même, une peau sèche peut trouver son bonheur dans une approche minimaliste. Le principal est de trouver du plaisir dans votre routine. En effet, une routine bien ciblée pour votre type de peau vous apportera entière satisfaction sans sacrifier votre temps et votre argent. En fait, ce qui compte est de vous écouter et de rester dans votre budget. Donc, si vous avez de gros moyens et l’envie, foncez sur les produits de luxe et les routines à rallonge. En revanche, si vous n’en avez pas envie et/ou pas le budget, la suite de l’article est pour vous.
Faire des économies sans sacrifier sa peau
Une routine minimaliste coûte bien moins cher qu’une routine complexe. De plus, en choisissant une routine beauté de rentrée à petit prix, vous faites baisser la facture radicalement. La rentrée engendre beaucoup de dépenses. Heureusement, il existe des solutions pour créer une routine skincare à prix discount et super efficace !
La routine beauté à moins de 20 € : mes pépites
Je vous propose donc pour cette rentrée une routine beauté à petit prix en quatre étapes. Alors suivez les étapes pour avoir une belle peau sans vous ruiner.
Étape 1 : Le Nettoyant Visage matin et soir
Le nettoyage de la peau est une étape fondamentale. En effet, il permet d’éliminer les impuretés et d’améliorer l’efficacité des actifs que vous appliquerez ensuite.
Je vous suggère le nettoyant doux de LIDL. Je l’ai testé et il m’a bluffée par sa douceur et son efficacité. Il ne dessèche pas l’épiderme et nettoie parfaitement. Ainsi, pour seulement 2,99 € les 150 ml, son rapport qualité-prix est imbattable.
Même s’il est inscrit « peau normale à mixte » sur son packaging, je le trouve adapté à tous les types de peau.
Toutefois, pour les peaux sèches qui n’aiment pas les nettoyants à l’eau, Lidl a aussi un lait démaquillant et nettoyant bio au même tarif. Vous avez donc le choix à tout petit prix.
Et pour celles et ceux qui souhaitent faire un double nettoyage, c’est possible avec ces deux produits. Tout d’abord, le premier nettoyage se fait avec le lait démaquillant Cien. Ensuite, le deuxième nettoyage avec le gel doux Cien et vous voilà au top.
Étape 2 : Hydrater et traiter vos problématiques
L’hydratation est essentielle pour avoir une belle peau. Les peaux mixtes à grasses s’hydratent davantage qu’elles ne se nourrissent, alors que les peaux sèches privilégient la nutrition. Vous ne savez pas la différence entre l’hydratation et la nutrition, pas de problème, lisez mon article à ce sujet.
Si votre peau ne rencontre pas de problème particulier, une simple hydratation suffit. En revanche, si vous avez des imperfections ou une peau terne, c’est le moment de choisir une crème multifonction. C’est pourquoije vous propose plusieurs options, en fonction de vos besoins.
Peau normale, sans problème particulier
Si vous avez une peau normale et sans imperfections, une crème hydratante simple suffit.
Ainsi, la crème Corine de Farme est une bonne solution. Enrichie en Aloe Vera, elle offre un équilibre parfait entre actifs nourrissants et hydratants pour seulement 4,80 €. De plus, une version gel-crème, plus légère, existe pour les peaux mixtes et grasses.
Peau sèche et sensible
Misez sur une crème qui répare votre barrière cutanée. Le tocophérol (ou vitamine E) hydrate, répare et apaise. Pour cette mission, je vous propose une crème de la marque française, Mixa.
Sa formule combine le tocophérol pro-âge et antioxydant, les probiotiques réparateurs et le karité nutritif. En bref, c’est un trio gagnant si vous avez la peau sèche et sensible, à seulement 6,20 €.
Il est régulièrement en promotion sur le site d’Amazon.
Peau mixte à grasse sans imperfections
Une crème matifiante et rééquilibrante peut réguler votre production de sébum.
Par exemple, le soin Eau précieuseest une bonne option. Il contient de la sarcosine, de l’acide hyaluronique hydratant et un dérivé de vitamine C.
Il est polyvalent et doux au petit prix de 8,50 €.
Peau mixte à grasse avec des imperfections
Investissez dans une crème aux AHA, BHA et niacinamide. En effet, ces actifs redonnent de l’éclat, réduisent les pores et stoppent les imperfections.
Le gel-crème Garnier est une bonne option, car sa composition est parfaite pour les peaux à imperfections.
Par ailleurs, vous la trouverez facilement dans votre supermarché pour environ 8,50 €.
Peau mature (normale à sèche)
Lorsque l’on a la peau mature, souvent, on souhaite des soins de la peau plus pointus pour ralentir les effets du vieillissement cutané. Or, le rétinol est connu comme la star des actifs pro-âge.
Les peaux mixtes et grasses ont fréquemment besoin d’hydratation, mais pas de nutrition. Il est donc important de ne pas surcharger votre peau avec des crèmes trop grasses sous prétexte qu’elle est mature. En effet, toutes les peaux matures ne sont pas sèches, loin de là ! Un sérum plus léger suffit sera ainsi plus adapté à ce type de peau.
Le sérum au rétinol The Inkey List est un excellent choix. Pour seulement 9 €, il vous donne un actif anti-âge sans alourdir votre peau.
Par ailleurs, si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter la crème matifiante Diadermine pour un complément d’hydratation le matin, elle est seulement à 2,60 € sur Amazon.
Étape 3 : La Protection Solaire
C’est l’étape la plus indispensable pour une belle peau. Les rayons UV sont responsables des cancers cutanés et du vieillissement prématuré. De plus, ils ne s’arrêtent pas en automne ! C’est pourquoi se protéger est nécessaire toute l’année lorsque vous sortez. La protection contre les UV est d’abord physique, grâce aux chapeaux, vêtements et lunettes de soleil. Mais, les écrans solaires sont aussi un rempart, surtout lorsqu’on n’a pas pris de chapeau. De surcroit, ils sont très nombreux à l’heure actuelle, abordables et invisibles sous le maquillage.
Et si votre budget est un peu plus conséquent, les crèmes solaires japonaises ou coréennes sont très légères et parfaites pour votre type de peau. Ma préférée est celle d’Hada Labo, mais ce n’est pas le même budget.
Ces deux crèmes sont très efficaces pour vous protéger des rayons UV et sans plomber votre budget.
Une routine de rentrée à petit prix !
Voici des petits tableaux récapitulatifs pour vous montrer que le défi est bel et bien relevé. Chaque routine spécifique est à moins de 20 euros.
Une routine peau normale à moins de 15 euros !
Une routine peau sèche et sensible pour 16 euros.
Une routine peau mixte à grasse avec des imperfections à moins de 20 euros.
Une routine peau mature et normale à sèche pour moins de 20 euros.
Une routine peau mature mixte à grasse pour moins de 20 euros.
Une rentrée en beauté à petit prix, oui, c’est possible !
Pour résumer, une routine beauté rentrée petit prix est tout à fait possible ! L’efficacité de vos soins ne dépend pas de leur prix, mais de leur pertinence pour votre peau. Vous pouvez prendre soin de vous et faire des économies en même temps.
Alors, prenez le temps de bien connaître votre peau pour mieux vous en occuper. Une belle peau est une peau bien hydratée qui a de l’éclat.
Aucune peau n’est parfaite donc n’ayez pas des exigences démesurées. En revanche, être à l’écoute de votre peau vous aidera à la rendre bien plus belle et là, ce n’est vraiment pas une question d’argent.
N’hésitez pas à partager vos astuces et vos produits préférés en commentaire. Votre expérience peut inspirer d’autres personnes qui cherchent aussi des soins visages pas chers ou des pépites chez Lidl ou Aldi beauté.
Réparer sa peau après l’été et prévenir l’effet rebond
Le mois de septembre sonne le glas des vacances d’été et des bains de soleil. Notre peau en sort bien souvent déshydratée, tâchée, avec même parfois un retour de l’acné. Pourtant, ce n’est pas une fatalité, grâce à 5 étapes très simples, vous pouvez retrouver une belle peau après l’été.
L’effet rebond : la vengeance de la peau !
Le soleil est un faux ami pour la peau. Au début, c’est la lune de miel, car il a une action anti-inflammatoire et uniformise le teint. Pourtant, rapidement, il épaissit la couche cornée ce qui empêche le sébum de s’évacuer correctement. En effet, là où vous pensez « joli bronzage », la peau, elle, pense « agression ». Ainsi, notre épiderme se défend de l’attaque des UV en produisant plus de kératine. C’est cette surproduction qui épaissit la couche cornée. Ensuite, les pores sont resserrés et votre teint est uniforme et éclatant. Que du positif me direz-vous !
C’est un leurre, car dès la fin de l’exposition solaire, l’accumulation de sébum va ressortir de manière anarchique. C’est le fameux « effet rebond » ! Les peaux à tendance acnéique, vont voir les boutons et les points noirs débarquer comme jamais. Et je ne parle pas des tâches d’hyper-pigmentations qui apparaissent dès que la fin du bronzage.
À tout problème, une solution ! Voici une petite routine en 5 étapes pour retrouver une belle peau après l’été et vous préparer à l’automne. Alors, on court dans sa salle de bain et GO GO GO !
Étape 1 : Nettoyer en douceur
C’est la première étape incontournable d’une bonne routine de soins. Et pour cause, un bon nettoyage améliore la pénétration des actifs dans votre peau. En effet, durant la journée, votre peau accumule les impuretés à sa surface. Ainsi, vous bouchez les pores de votre peau, et vous empêchez le sébum de s’écouler normalement. Le risque , c’est l’apparition des imperfections et une diminution de la pénétration des actifs de vos crèmes et sérum.
Ce n’est donc pas une option, il faut nettoyer sa peau matin et soir.
Le double nettoyage du soir pour retrouver une belle peau après l’été
C’est le soir que votre peau est la plus encrassée. Cela s’inverse évidemment pour les personnes qui travaillent la nuit et dorment le jour. Il est donc très important de procéder à un nettoyage minutieux, mais doux. Pas question de vous décaper la barrière cutanée.
Le double nettoyage allie une phase grasse et une phase aqueuse pour un nettoyage parfait.
La première étape : la phase grasse
Un nettoyant gras va décoller toutes les impuretés en profondeur, aussi bien le maquillage, que les crèmes solaires. Il existe de nombreux nettoyants huileux ou en baume.
J’utilise souvent de l’huile de coco, car elle est peu chère et très efficace. D’ailleurs, elle fonctionne parfaitement pour faire disparaître le maquillage, même waterproof.
Ensuite, il est important de pratiquer un nettoyage avec des gel aqueux. Vous avez l’embarras du choix en fonction de votre type de peau cette fois. Si vous avez la peau sèche, privilégiez un nettoyant non moussant pour respecter votre barrière hydrolipidique fragile. La gamme SVR a de nombreux nettoyants en fonction de chaque type de peau.
En revanche les peaux sèches préférons la gamme topialyse.
Ces nettoyants sont peu chers, car il existe en format de 400 ml pour moins de 15 euros.
Le matin, le nettoyage peut être facultatif pour les peaux les plus sensibles ou très sèches. En revanche, pour les autres types de peau, le nettoyage simple du matin me semble nécessaire. Pour ma part, j’ai la peau grasse et mature et elle s’encrasse très vite, le nettoyage matinal est donc nécessaire. À vous de voir ce qui vous convient le mieux.
Étape 2 : Retrouver une belle peau après l’été grâce à l’exfoliation.
On l’a dit en introduction, le soleil a épaissi votre peau durant l’été en produisant plus de kératine. De nombreuses cellules mortes se sont accumulées à la surface de votre épiderme. C’est ce qui explique la desquamation de nos cellules mortes au sortir de l’été. C’est le signe qu’il est temps d’aider votre peau à s’en débarrasser, à faire « peau neuve » en quelque sorte.
L’exfoliation est donc la méthode qui consiste à aider les cellules mortes à se détacher de la couche cornée. Ainsi, votre peau sera stimulée et produira de nouvelles cellules. Pour ce faire, il existe 3 types d’exfoliation, l’exfoliation chimique, enzymatique et mécanique.
L’exfoliation mécanique
Elle est intéressante sur le corps, car la peau y est plus épaisse. En revanche, elle peut être contreproductive sur le visage. En effet, elle est souvent trop abrasive et peut entrainer des irritations chez les peaux les plus sensibles. Enfin, pour les peaux grasses et acnéique, elle peut aggraver la production de sébum ou l’apparition de nouvelles imperfections.
L’exfoliation chimique
Appelé aussi Peeling, ils sont très répandus à l’heure actuelle. Cette exfoliation s’obtient via les AHA (acide alpha-hydroxylé), les BHA (acide beta-hydroxylé) ou les PHA (acide poly-hydroxylé). Largement popularisé ces dix dernières années, on en trouve maintenant pratiquement dans toutes les marques. La marque pionnière des AHA est la marque Néostrata qui existe depuis 1991.
D’ailleurs, on a vu poindre la guerre du pourcentage le plus gros.
The Ordinary a probablement gagné la course avec son peeling à 30 % d’AHA et 2 % de BHA. Depuis, il a été beaucoup copié, comme celui de la marque Cos de BAHA.
Attention aux concentrations très importantes qui sont certes très efficaces, mais peuvent être très irritantes. Respectez la notice d’utilisation et choisissez la formule adaptée à votre type de peau.
Si vous avez la peau sensible, éviter les concentrations trop forte et préféré les PHA qui sont plus doux.
Attention aussi si vous utilisez quotidiennement des actifs irritants comme les rétinoïdes ou des AHA. Parfois moins c’est mieux !
L’exfoliation Enzymatique
Il s’agit en fait d’un type d’exfoliation chimique, mais beaucoup plus douce. Les enzymes vont grignoter les cellules mortes tout en douceur. C’est une bonne option pour les peaux très sensibles. Celui de Pyunkang Yulà l’extrait de papaye est vraiment très doux comme celui de la marque bio Avril.
Étape 3 : Traiter vos problématiques spécifiques pour retrouver une belle peau après l’été.
Votre peau est à présent bien nettoyée et exfoliée. A présent, il est temps de reprendre une routine de soins adaptée à vos problématiques.
Traiter les tâches d’hyper-pigmentation
Au retour de vacances, on a souvent le teint hâlé et plus uniforme grâce au bronzage. Malheureusement cela ne dure pas…
En effet, dès que le bronzage disparait, les tâches d’hyper-pigmentations se révèlent.
Pas de panique, il existe des solutions pour les faire disparaître. Toutefois, vous devrez vous armer de patience, car le combat sera long. En ce qui concerne les tâches plus importantes, le laser sera peut-être la seule solution envisageable.
Bien sûr, le mieux est de se protéger durant l’été pour ne pas les voir apparaître. N’oublions pas l’adage : « mieux vaut prévenir que guérir ».
Traiter l’effet rebond pour retrouver une belle peau après l’été.
L’effet rebond, je vous en ai parlé en introduction. C’est le fait d’avoir un magnifique teint durant l’été avec le bronzage, sans acné, ni pores dilatés. En revanche, au retour de vacances, bonjour les dégâts !
En fait, durant l’été, le soleil a épaissi votre peau et le sébum n’a pu s’écouler normalement. Un peu comme un volcan endormi qui se réveille et doit expulser le « magma ». Eh bien , c’est la même chose pour votre peau, elle se réveille après l’été. Le sébum n’a pu sortir librement et s’est accumulé, formant sous la peau, des micro kystes, points noirs et boutons. Résultat, vous avez la peau grasse et pleine d’imperfections ! Vive le bronzage !
Vous avez la peau sèche et après l’été et l’exposition solaire, vous vous retrouvez dans un inconfort absolu. En fait, vous avez la peau qui tiraille et un manque d’éclat. Lisez mon article sur la peau sèche.
Les beauty devices : l’arme absolue pour retrouver une belle peau.
Pensez aux beauty devices pour réparer votre peau des dégâts causés par le soleil.
Ainsi, ils vont aider à booster la production de collagène et stimuler le renouvellement cellulaire. Alors n’hésitez pas à prendre ce temps pour vous.
Étape 4 : Hydrater intensément avec des masques
Après l’été, toutes les peaux sans exception ont tendance à être déshydratées. C’est donc le moment de forcer sur l’hydratation, c’est-à-dire les actifs qui ajoutent, retiennent ou attirent l’eau dans vos tissus. D’ailleurs, l’exemple le plus connu est l’acide hyaluronique qui est toujours l’actif star du moment. Je vous invite à lire mon article sur les 5 meilleurs sérums hydratants.
N’hésitez pas à faire des masques hydratants 1 à 2 fois par semaine. Leurs avantages ? Ils vont booster l’apport en eau de votre peau.
Étape 5 : Protéger, toujours pour garder une belle peau après l’été.
Rappelons-le, la protection solaire n’est pas réservée à l’été, elle doit être présente toute l’année. Il est donc primordial de vous protéger des UV tous les matins. Un SPF 50 + me parait être la meilleure option. En revanche, vous pouvez utiliser du SPF 30 durant les mois d’hiver dans l’hémisphère nord.
Dans le cas où vous ne sortez pas de chez vous, vous pouvez vous en passer. Toutefois, les UV passent à travers les vitres, donc protéger vous si vous travaillez au soleil derrière une fenêtre.
Pour retrouver une belle peau après l’été, suivez ces 5 étapes. Vous constaterez rapidement une amélioration de l’état de votre peau. Il est important d’être régulier et de ne surtout pas agresser votre peau au risque d’être contre-productif. Souvent, l’été est synonyme de routine ultra-minimaliste. En effet, on a beaucoup d’autres choses à faire que de prendre du temps pour sa peau.
Avec la rentrée et la reprise de la routine quotidienne, plus question de se négliger.
Pensez à inclure une routine de soins de la peau dans votre quotidien. Car prendre soin de soi, c’est s’assurer une meilleure santé physique et mentale.
Vivre en beauté et en santé implique des actions holistiques. En effet, l’alimentation, l’activité physique et le sommeil ne sont pas à négliger pour retrouver une belle peau.
Ainsi, une bonne alimentation, la pratique d’une activité physique régulière et un bon sommeil sont des piliers pour conserver une belle peau.
Alors, que mettez vous en place à la rentrée pour retrouver une belle peau ? Laissez moi vos TIP’s en commentaire et pensez à vous abonner à ma newsletter pour recevoir mes nouveaux articles.
Quand le sperme de saumon devient un ingrédient beauté,le PDRN : entre promesse et controverse.
Le PDRN issu du sperme de saumon s’est imposé comme la dernière mode en cosmétologie de cette année 2025. Propulsées via les réseaux sociaux par kim Kardashian fin 2024,les injections, crèmes et sérums à base de PDRN ont envahi les salles de bain des beautystas du monde entier. La Corée du Sud (pionnière en cosmétologie) s’est emparé du phénomène. Ainsi, plusieurs marques coréennes ont introduit ce nouvel ingrédient star dans leurs soins de la peau.
Le PDRN assurerait à la peau la jeunesse éternelle. Comme d’habitude, les arguments marketings ne manquent pas mais vont un peu vite dans les allégations sur ses potentiels bienfaits. Effets « glass skin », rajeunissant, régénérant, si on en croit les marques, vous allez vous réveiller avec 20 ans de moins , mouais…
Alors qu’en est-il vraiment ? A-t-on tout intérêt à foncer sur le PDRN pour un bain de jouvence ? Comment le PDRN est il récolté chez les saumons ? Car, ne l’oublions pas, le PDRN provient de leur semence. Accrochez vos ceintures, nous allons faire un tour dans l’envers du décor de ce nouvel actif à la mode.
Qu’est-ce que le PDRN issu du sperme de saumon ?
Définition du PDRN et origine surprenante
Le Polydeoxyribonucléotide (PDRN) est une molécule issue de fragments d’ADN, connue pour ses effets régénérants, anti-inflammatoires et réparateurs. À l’origine, on l’extrait du sperme de saumon. Rassurez vous, il est purifié et transformé à partir du sperme de saumon. Pourtant des alternatives végétales (comme le ginseng ou certaines algues) sont en cours d’étude.
Comment ça marche ?
Le PDRN aide le corps à réparer et à régénérer les tissus par deux grands mécanismes :
Il active des récepteurs spécifiques (A2A), ce qui stimule la croissance, la survie et la réparation des cellules.
Il fournit directement des “briques” d’ADN que les cellules endommagées peuvent réutiliser pour se reconstruire.
Alors quelles sont les vertus du PDRN ?
Le PDRN est utilisé ou étudié pour :
La peau et la cicatrisation : il accélère la guérison des plaies, brûlures, ulcères diabétiques, greffes… Il stimulerait aussi le collagène pour une peau plus ferme.
L’inflammation : il apaise les réactions inflammatoires et module la réponse immunitaire.
L’anti-âge et l’éclat : il améliore élasticité, rides, taches pigmentaires et protège les cellules du vieillissement.
Les cheveux : il favorise la repousse et épaissit la chevelure.
Autres domaines : arthrose, tendinites, lésions nerveuses, ulcères gastriques,
À la lecture de cette liste, on croirait presque au Graal… En réalité, la plupart de ces promesses concernent l’usage médical par injection, pas votre sérum du soir.
Du médical au cosmétique : comment le PDRN s’est invité dans nos sérums.
Sans surprise, le PDRN est d’abord utilisé à des fins médicales en injections avant de rejoindre la composition de votre sérum favori. En effet, nos actifs sont souvent développés au départ pour la médecine. Ensuite l’industrie cosmétique s’y intéresse lorsque les résultats sont prometteurs. D’ailleurs, le PDRN est utilisé pour la cicatrisation des plaies compliquées comme les ulcères diabétiques. Cependant, les études scientifiques solides existantes portent sur une administration par injection des PDRN et non en topique (sur la peau).
PDRN et rides : efficacité réelle ou pur marketing ?
Des résultats cliniques en injection, pas en crème.
C’est là que le bât blesse : les études cliniques qui vantent les bienfaits du PDRN sont rares.
La majorité concernent des injections intramusculaires ou sous-cutanées, principalement dans le cadre de la cicatrisation de plaies complexes.
Beaucoup d’essais reposent en outre sur des modèles animaux ou in vitro, loin de conditions réelles chez l’humain.
Une étude randomisée en double aveugle, menée sur seulement 26 participants, existe bien, mais son échantillon est trop restreint pour conclure à une efficacité solide.
Ajoutons à cela que la peau n’est pas un simple support. En effet, c’est une barrière de défense conçue pour limiter l’entrée de substances extérieures. Le peu de recherches menées sur des formules topiques (crèmes, sérums, lotions) ne suffisent donc pas à affirmer que les résultats observés avec les injections puissent se transposer aux cosmétiques.
L’argument « miracle » des marques sous la loupe
En réalité, les soi-disant “preuves scientifiques” mises en avant relèvent davantage du storytelling marketing que de la science solide. Si le PDRN montre un vrai potentiel dans certaines applications médicales, rien ne garantit son efficacité lorsqu’il est simplement appliqué sur la peau.
D’ailleurs, la plupart des soins qui en contiennent sont enrichis en actifs bien connus comme les peptides, l’EGF, l’acide hyaluronique ou polyglutamique. Autrement dit, difficile d’affirmer que c’est le PDRN qui fait le travail : ces ingrédients ne sont pas de simples figurants. Que les marques explorent de nouvelles pistes est une bonne chose, mais dans la course à l’ingrédient “star”, elles franchissent parfois la ligne entre innovation et effet de mode.
Extraction : l’envers du décor et la souffrance animale
Les conditions d’élevages des saumons
Commençons par le début, la provenance des saumons. Bien sûr, il s’agit de saumons issus d’élevages intensifs. Vous n’ignorez pas les conditions d’élevages des saumons d’Écosse ou de Norvège ?
Toutefois, si vous n’êtes pas informé de la situation catastrophique des saumons, je vous conseille la lecture de ces articles :
Donc, le sperme de saumons issus d’élevages intensifs est prélevé par pression sur l’abdomen après une sédation (parfois incomplète).
Or, cette manipulation peut provoquer des blessures internes et affaiblir leur système de défense (mucus, écailles). Les études montrent que les poissons peuvent ressentir douleur et peur. Ainsi les conditions d’élevage intensif aggravent leur souffrance (stress, maladies, parasites).
Les saumons subissent déjà des conditions de vie déplorables, avec de multiples manipulations. Faut il y ajouter la pression mondiale pour l’approvisionnement de nos crèmes et sérums rajeunissants ?
Impact écologique et éthique
Une demande toujours plus forte des consommateurs
La consommation mondiale de saumon a explosé : en 2021. En effet, 3 millions de tonnes ont été produites, soit environ 600 millions de poissons abattus. Autrefois produit de luxe, le saumon est devenu un aliment courant, porté par la demande en Europe, aux États-Unis et au Japon. La Norvège domine le marché (39 % de la production), suivie du Chili, du Canada et de l’Écosse. En France, deuxième consommateur mondial, 99 % du saumon est importé, principalement de Norvège.
Les soins au PDRN de saumon : des conséquences lourdes pour la planète
Pollution marine : déchets, excréments et produits chimiques des cages d’élevage asphyxient les fonds marins.
Surexploitation des ressources : La pêche massive de poissons sauvages et de krill nourrit les saumons d’élevage? ce qui accentue la surpêche et fragilise les écosystèmes marins.
Déforestation : le soja importé pour compléter leur alimentation alimente la destruction de l’Amazonie.
Santé et climat : La santé des saumons d’élevage est précaire. Mais ce n’est pas tout, car ces fermes surpeuplées émettent de grandes quantité de gaz à effet de serre.
En fait, derrière le succès commercial du saumon se cache un modèle insoutenable, qui alourdit la crise écologique et compromet la santé des océans.
Une tendance beauté de plus ?
Après la bave d’escargot et le venin d’abeille : le PDRN issu de sperme de saumon
Et oui, les modes en cosmétiques existent comme pour le reste des domaines de la vie. Il nous faut le dernier smartphone, ou le dernier fard à paupière sorti. C’est humain, nous réagissons tous au marketing. En fait, je ne suis pas dans le jugement car je ne fais pas exception.
Après la bave d’escargot, le venin de serpent, l’acide hyaluronique ou l’acide polyglutamique, voici donc le sperme de saumon.
Une tendance en chasse une autre, c’est le constat dans notre société d’hyper consommation.
Seulement, lorsque l’impact écologique et le mal-être animal est aussi intenable, posons nous les bonnes questions. Pourquoi relayer des modes qui nous font plus de mal que de bien ?
Le culte du jeunisme dans l’industrie cosmétique
Loin de moi l’idée d’empêcher souhaiter vieillir en beauté et en santé. De fait, c’est même mon crédo, mais pas à n’importe quel prix. En effet, vieillir est un processus naturel. Pourtant, la société a bien du mal à faire une place à ses ainés. D’ailleurs, l’industrie des cosmétiques n’aident pas avec sa culture du jeunisme. Les modèles de femmes de plus de 50 ans ont souvent eu recours à la chirurgie esthétique.
Je ne juge pas le recours à la médecine et la chirurgie esthétique.
Toutefois, cela fait du bien de voir des modèles de femmes dont le visage n’a pas été retouché.
Ainsi, l’exemple de la série “and just like that”, la suite de “sex and the City” fait chaud au cœur. En effet, on y voit des femmes de 55 à 60 ans avec des rides, ce qui est tout à fait naturel à cet âge.
Et vous savez quoi ? Elles sont belles !
Heureusement, de plus en plus de marques proposent une approchepro-âge. Ainsi, elle pronent acceptation du vieillissement tout en accompagnant la peau pour qu’elle reste hydratée et lumineuse. Une démarche plus respectueuse et positive que l’indéboulonnable chasse aux rides.
Quelles alternatives pro-âge et éthiques au PDRN issu de sperme de saumon ?
Le PDRN provenant du ginseng et non du sperme de saumon.
Alors, y a-t-il des alternatives à cet actif ? La réponse est oui, car certaines marques se soucient du bien-être animal et de leur impact environnemental.
La marque Coréenne VT a choisi de développer un PDRN végétal à base de Ginseng.
Et ce sérum semble trèshydratant et régénérant d’après ses nombreux utilisateurs.
Mais, l’efficacité vient elle du PDRN seul ? Ou, est ce aussi les autres actifs intéressants présents dans la formule et reconnut pour leurs bienfaits sur l’épiderme ? Difficile à dire car les études sont encore moins avancées en ce qui concerne les PDRN d’origine végétale. Malgré cela, les avis sur ce produit et sa capacité à hydrater sont dithyrambiques.
Facteurs de croissance d’origine végétale et biotechnologique
Avez-vous pensé également au EGF ? Il s’agit de facteurs de croissance épidermiques issus du végétal.
La marque phare en la matière c’est Bio Effect. Cette marque est très réputée pour ses produits minimalistes, eco-responsable et très efficace pour régénérer la peau.
Le seul hic est son prix élevé. Le prix d’années de recherches et de l’innovation.
Le PDRN extrait du sperme de saumon est loin d’être la meilleure option.
Le PDRN extrait du sperme de saumon s’impose comme la nouvelle tendance beauté choc. Mais entre efficacité topique non prouvée, souffrance animale et impact écologique, difficile de le voir comme une révolution cosmétique.
Il appartient à chacun de faire ses choix tant qu’ils sont éclairés.
Pour ma part, je laisse de PDRN de saumon aux applications médicales. Je testerai peut être la version végétale un jour.
En fait, je suis persuadée que les vraies innovations viendront du végétal et des biotechnologies, capables de concilier efficacité, éthique et respect du vivant.
Vieillir est inévitable, alors, avant de succomber à la tendance, posez-vous la question. Est-ce que quelques rides valent vraiment la souffrance animale et l’impact écologique ?
Et vous, avez-vous succombé à cette dernière tendance ? Partagez votre opinion en commentaires. N’oubliez pas de vous inscrire à ma newsletter pour lire mes articles toutes les semaines.
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