Sos vulve en été : Les risques et mes solutions expertes
SOS vulve : vous vous dites, encore une raison de paniquer alors que l’été est la saison des plaisirs et de la détente. Peut-être, mais si c’est pour se retrouver avec une mycose ou autres vaginoses aux noms improbables, non merci !
Eh oui, entre la chaleur, la transpiration et l’humidité, il y a de quoi perturber l’équilibre naturel de la flore vaginale. Qui ne s’est jamais retrouvé en vacances à chercher un médecin en urgence pour traiter cystites, vaginites ou infections à levures ? En fait, cette zone délicate est souvent totalement négligée. On y va sur les routines de 12 000 ans pour le visage, mais notre pauvre vulve : Nada.
Pourtant, la vulve est aussi délicate et sensible que la peau du visage, et cette sensibilité est décuplée par le sel de mer, le sable, la transpiration, le chlore et la sexualité, généralement plus intense l’été. Est-ce une raison pour s’enfermer à double tour et ne pas sortir des vacances ? Certainement pas, il existe des tas de bons gestes pour prévenir les risques et profitez de votre été en toute sérénité. Dans cet article, nous allons explorer ensemble les risques de l’été pour votre vulve et vous fournir mes solutions expertes sur comment y remédier. Alors, prête à profiter de l’été en toute sérénité ? C’est parti !
1. SOS vulve vulnérable en été : les dangers à connaître.
Pour mieux vous protéger, il est essentiel de comprendre ce qu’est le microbiote vaginal qui possède un équilibre fragile. En effet, celui-ci peut se trouver perturbé par des facteurs internes et externes. Or, nous allons voir que l’été amène son lot de facteurs perturbateurs de cette flore intime.
Le microbiote vaginal : votre bouclier naturel
À l’image des intestins, le vagin abrite un ensemble de micro-organismes, principalement des lactobacilles (environ 85 %), qui sont utiles à son équilibre et à sa protection. Quand il est équilibré, ce microbiote protège la cavité vaginale contre les infections microbiennes et parfois sexuellement transmissibles.

En fait, les lactobacilles acidifient le vagin et produisent des substances qui empêchent la prolifération de microbes. Cependant, cet écosystème évolue selon la vie hormonale de la femme (règles, grossesse, ménopause) et son mode de vie (stress, tabac, traitement médical). Ce microbiote, appelé aussi flore vaginale, peut se déséquilibrer, ce qui entraîne des pathologies, comme les mycoses, les vaginoses et même les cystites.
Découvrons maintenant les facteurs estivaux qui peuvent perturber cet équilibre fragile :
La chaleur et l’humidité : un terrain propice
Eh oui, on aime l’été pour ses journées longues et chaudes propices aux sorties. Cependant, les températures élevées et la transpiration accrue créent un environnement chaud et humide. Or, c’est justement l’environnement préféré des champignons comme Candida albicans (responsable des mycoses) et de bactéries comme Gardnerella vaginalis (à l’origine des vaginoses). En fait, vous l’avez compris, les humains ne sont pas les seuls à faire la fête l’été !
La baignade (mer et piscine) : des risques spécifiques
L’été est souvent synonyme de baignades et celles-ci amènent leurs lots de risques pour notre vulve.
Maillots de bain mouillés :
Ça paraît évident quand on le souligne, mais rester trop longtemps dans un maillot de bain mouillé augmente les risques de développer une mycose vaginale ou autres vaginoses. En effet, l’humidité et la chaleur, c’est un peu comme le SPA des levures et des bactéries, elles adorent ça. Si de surcroît, vous ajoutez un tissu synthétique, fréquemment utilisé pour les maillots, vous augmentez le risque de transpiration et donc la prolifération des bactéries. Donc, le maillot que l’on garde toute la journée, c’est NON.
L’eau chlorée : SOS vulve en détresse
Vous le saviez sûrement déjà, mais l’eau de piscine peut irriter les muqueuses, modifier le pH naturel du vagin et déséquilibrer la flore vaginale. Du coup, elle est plus vulnérable aux maladies. On se demande comment font les grandes nageuses qui arpentent les bassins 6 h/jour, 6 jours sur 7. Pas d’impatience, les solutions arrivent…
L’eau de mer et le sable :
Le sel de l’eau de mer peut assécher la peau et les muqueuses génitales, provoquant des picotements ou des brûlures. Quant au sable, il s’infiltre partout et cause des frottements et donc des irritations.
Là, vous vous demandez si le “sexe on the beach” c’est vraiment une si bonne idée que ça, hein ??

L’hygiène inadaptée ou excessive
Vouloir sentir bon, c’est une chose, mais il faut rester raisonnable. La vulve ne doit pas sentir le parfum, mais doit garder son odeur naturelle. Donc, il est grand temps de dire STOP au décapage excessif. Il n’est pas utile de se laver plusieurs fois par jour, une seule fois suffit et le reste du temps, on se rince à l’eau et c’est tout.
De même, si vous utilisez des produits inadaptés à cette zone fragile, vous courrez à la catastrophe. En fait, le pH vaginal est acide et ne supporte pas les savons neutres, les parfums ou les déodorants intimes. Vous risquez donc de déséquilibrer votre flore intime en utilisant le même gel douche que pour votre corps.
L’épilation extrême
Oui, les poils pubiens servent à quelque chose. En effet, si vous retirez l’ensemble des poils (totale et/ou définitive), vous ôtez votre meilleure protection contre les frottements. Mais ce n’est pas tout, car vous impactez aussi les glandes sébacées qui sont étroitement liées aux poils. Or, le rôle de ces glandes est de produire un film hydrolipidique protecteur de la peau de la vulve. Ainsi, vous augmentez le risque d’irritations et d’infections. Donc l’épilation, oui, mais pas le désert de Gobi !
La vie sexuelle
Bien sûr, l’été est synonyme de détente, rencontres ou de rapprochement avec l’être aimé, car on a plus de temps pour lâcher prise. C’est de ce fait à cette période que la sexualité bat son plein. Les rapports sexuels sont plus fréquents et pas toujours protégés, ce qui peut entraîner des irritations, des mycoses, voire des MST, dont certaines sont graves. Évidemment, il n’est pas question de rentrer au couvent pour prévenir ces désagréments, mais d’utiliser les protections nécessaires.
Les voyages et changements de routine
Enfin, les longs trajets, les changements d’eau, de climat ou d’habitudes alimentaires peuvent également impacter la flore intime, la rendant plus sensible aux déséquilibres.
2. SOS vulve en été : nos solutions expertes pour la protéger
Heureusement, à tout problème, une solution ! Donc, nous allons voir ensemble qu’il n’y a pas de fatalité et qu’il est possible de passer des vacances de rêve sans risk pour notre vulve, youpi. Pour ce faire, suivez le guide, c’est simple et cela préservera votre santé et votre confort intime.
Geste 1 : Adopter une hygiène intime douce et adaptée
Nettoyage doux :
Utilisez un nettoyant intime au pH physiologique (autour de 5.5) spécifiquement formulé pour la zone intime. Évitez les savons classiques, les gels douche parfumés, les lingettes non spécifiques ou les douches vaginales, qui peuvent perturber la flore.

Il existe de nombreuses marques spécialisées pour l’hygiène de la vulve et notamment Saforelle, Saugella, Hydralin ou encore Corine de Farme.
Choisissez l’un de ces savons et pour celles qui ne souhaitent pas se surcharger de bagage ou qui prennent l’avion, Saforelle vend un pain dermatologique spécifique pour cette zone.
Fréquence :
Une à deux fois par jour suffit. Un nettoyage excessif peut être contre-productif et dessécher la zone.
Séchage :
Séchez toujours délicatement la zone après la toilette, en tamponnant avec une serviette propre et douce. L’humidité est l’ennemi numéro un !
Mon astuce : L’huile de coco pour vous nettoyer tout en douceur.
Une huile de coco 100% pure (celle qui s’utilise aussi pour la cuisine, par exemple) est tout à fait adaptée à cette zone et nettoiera parfaitement et tout en douceur sans assécher votre muqueuse.
Si vous devez vous laver plus d’une fois par jour, car vous avez vos règles ou que vous vous êtes baignée, pensez à l’huile de coco. Lavez-vous avec la main, jamais avec les gants de toilettes qui sont trop abrasifs pour cette zone.

Geste 2 : Gérer la baignade et choisir les bons vêtements
Avant la baignade :
Si vous êtes particulièrement sensible ou que vous passez votre vie dans l’eau de mer ou de piscine (athlète de haut niveau), il est très important de protéger votre vulve avant d’aller vous baigner. De fait, c’est facile, utilisez de l’huile de coco ou de la vaseline pure sur votre vulve pour l’isoler du chlore ou du sel. En effet, ces produits très occlusifs constitueront un écran de protection remarquable pour votre vulve.
Maillot de bain :
Changez de maillot de bain mouillé dès que possible après la baignade (mer ou piscine) pour limiter la prolifération des levures. Nettoyez régulièrement vos maillots. Ne passez pas toute la journée avec votre maillot, même sec, car la matière synthétique accentue la transpiration et la prolifération des bactéries.
Douche après baignade :
Lorsque c’est possible, rincez-vous à l’eau claire après chaque baignade pour éliminer le sable, le sel ou l’eau chlorée. Si une douche n’est pas disponible, une bouteille d’eau ou un spray d’eau thermale feront très bien l’affaire.
Vêtements :

Privilégiez les sous-vêtements en coton (plus respirants) aux matières synthétiques (lycra, polyester, élasthanne) qui favorisent l’humidité et la macération. Surtout, éviter de porter des vêtements trop serrés et privilégiez des tenues amples et aérées.
Pendant la nuit :
Dormez sans sous-vêtements ou dans un pyjama en coton assez large pour laisser respirer la peau et la zone génitale.
Mon astuce SOS vulve irritée :
Évitez les protège-slips qui favorisent les irritations et infections en dehors de vos règles. De même, les maillots de bain trop échancrés peuvent exposer davantage aux frottements du sable.
Geste 3 : SOS vulve, hydrater et soutenir votre flore vaginale
Hydratation générale :
Buvez suffisamment d’eau (1,5 litre par jour) pour maintenir l’hydratation des muqueuses et aider votre corps à éliminer les toxines, ce qui est crucial pour le système urinaire et l’équilibre du pH. Mais ce n’est pas tout, car l’hydratation interne aide aussi la peau de votre visage et votre corps à rester au top en été.
Probiotiques :
Si vous êtes sujette aux mycoses ou vaginoses répétitives, une cure de probiotiques (oraux ou vaginaux à base de Lactobacillus crispatus ou rhamnosus) avant les vacances est une bonne idée. Ils aident à rééquilibrer la flore vaginale et à stopper la croissance d’organismes nocifs.
J’ai testé une marque qui est peu chère et très efficace : Lactofem en cure de 30 jours pour réequilibrer la flore intime.

Hydratation externe :
Oui, la vulve peut avoir besoin d’hydratation comme la peau de votre visage. Ainsi, des crèmes hydratantes intimes (souvent à base d’acide hyaluronique) peuvent aider à prévenir la sécheresse et les irritations, et à maintenir l’élasticité de la peau de la vulve.

Celle de chez Saugella est parfaite pour soulager immédiatement la sécheresse vulvaire.
Alimentation :
Soignez votre microbiote, consommez des aliments riches en probiotiques et prébiotiques, comme le yaourt, le kéfir, le kimchi, les légumes et les fruits.
Geste 4 : Autres précautions importantes pour un SOS vulve en été efficace
SOS vulve : L’Épilation : oui mais pas trop
L’épilation oui, mais pas à l’excès, il est important de conserver un minimum de poils puisqu’ils protègent la vulve contre les bactéries et les frottements. Surtout, hydratez bien la zone épilée pour reconstituer votre barrière hydrolipidique.
Les Relations sexuelles avec précaution
- Le lubrifiant : Ayez le réflexe d’utiliser du lubrifiant pour vos rapports sexuels, car celui-ci permet, s’il est bien choisi, d’hydrater votre vagin. Ainsi, vous gardez des muqueuses vaginales en bonne santé. Choisissez un lubrifiant à base d’eau et sans additifs irritants. Celui de chez Gynébal est super parce qu’il est hydratant et contient des prébiotiques qui soutiennent la flore vaginale.
- Les préservatifs : Si vous n’avez pas de conjoint attitré, il est primordial d’utiliser des préservatifs pour éviter les Infections Sexuellement Transmissibles. Le préservatif protège des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées. Le plaisir, oui, mais la sécurité avant tout.
- Prévenir les cystites : Urinez immédiatement après chaque rapport sexuel pour éliminer les bactéries et prévenir les infections urinaires (cystites).
La période des règles :
Changez vos protections hygiéniques (serviettes, tampons) le plus souvent possible, surtout à la plage où les risques infectieux sont plus élevés. Évitez les protections parfumées.
La qualité de l’eau :
Ca parait évident, mais il ne faut pas se baigner n’importe où. Renseignez-vous sur la qualité de l’eau avant de vous baigner, car certaines plages peuvent être polluées par des bactéries d’origine fécale.
Mon astuce anti cystites
Si vous êtes sujettes aux cystites, il existe aussi un complément alimentaire redoutable pour prévenir l’apparition des cystites ou une récidive : Le D-mannose. Ce polysaccharide, déjà présent dans votre corps, a des résultats bluffants. D’ailleurs, de nombreuses études prouvent son efficacité pour prévenir et même traiter des cystites débutantes.

En revanche, si la cystite est bien déclarée, il est très important d’aller voir votre médecin qui saura vous prescrire l’antibiotique adapté. Ensuite, vous pourrez utiliser le D-mannose pour prévenir les récidives qui sont assez fréquentes. Pour rappel, buvez suffisamment d’eau tous les jours (1,5 litre) mais aussi du jus de cranberries, connu pour ses propriétés protectrices contre les cystites.
3. SOS vulve en été : Agir face aux désagréments
Malgré toutes ces précautions, il peut arriver qu’une mycose ou une vaginose, s’invitent durant vos vacances. Pas de panique, là encore, des solutions existent.
Les symptômes qui doivent vous alerter

- Sensations de brûlure : en urinant ou lors de rapports sexuels
- Rougeurs
- Gonflements
- Démangeaisons intenses
- Douleurs
- Pertes vaginales inhabituelles : Leurs couleurs, leurs textures, leurs quantités et leurs odeurs deviennent inhabituelles.
Les mycoses sont causées par des champignons (Candida albicans) et les vaginoses sont causées par des bactéries (exemple : Gardnerella vaginalis). Il s’agit d’infections fréquentes et leurs symptômes peuvent se ressembler, mais leurs traitements diffèrent.
Vous pouvez traiter votre mycose seule, uniquement si vous connaissez bien vos symptômes parce que vous en avez déjà eu. D’ailleurs, vous trouverez des anti-fongiques en pharmacie, et votre pharmacien est un bon interlocuteur dans ce cas. En revanche, les vaginoses nécessitent une consultation chez votre médecin qui vous prescrira l’antibiotique adapté.
Quand consulter un médecin ?
Vous devez consulter un médecin si :
- C’est la première fois que vous ressentez ces symptômes.
- Vos symptômes sont intenses, récurrents ou persistants malgré les précautions.
- Vous avez des doutes sur la cause des symptômes (mycose, vaginose ou autre).
- Vous êtes enceinte, diabétique ou immunodéprimée.
SOS Vulve : Un été serein pour grâce à nos solutions expertes
J’espère que cet article SOS vulve en été, vous aura permis de connaître les risques et les bons réflexes pour préserver votre intimité. Adoptez ces réflexes simples et soyez attentive aux signaux que vous envoie votre corps. Ainsi, vous préviendrez la plupart des désagréments estivaux et garderez votre zone intime en santé.
Un été sans irritations ni inconfort, c’est un été pleinement savouré ! Prenez soin de votre intimité, elle vous le rendra bien.

Avez-vous d’autres astuces pour protéger votre intimité en été ? Partagez-les en commentaire ! Et n’oubliez pas de vous abonner à ma newsletter pour plus de conseils bien-être.

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